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Articles de la rubrique "Le club"
Le foot à Lyon avant l'OL
A
l'automne 1917, les initiés ne sont qu'une centaine entre Rhône et
Saône, répartis en quatre Clubs : le L.O.U., le C.S. Terreaux, l'A.S.
Lyonnaise et le F.C.L.
Le premier tour de la première Coupe de France propose un derby entre
ces deux dernières équipes. Le championnat n'est que régional, et la
coupe confidentielle, avec seulement quarante-huit engagés.
La Coupe de France noue alors avec Lyon des rapports privilégiés qui vont franchir les années et les décennies.
Le FCL se qualifie pour les demi-finales et reçoit la redoutable formation parisienne A.S.F.
Pour cette rencontre, plus de deux mille personnes cernent le terrain
spécialement aménagé dans un coin du parc de la Tête d'Or. Edouard
Herriot a tenu à associer cette rencontre de Coupe de France à la Foire
de Lyon, dont certains pavillons sont installés dans l'enceinte du
Parc.
Les joueurs lyonnais s'imposent et le F.C.L. disputera la grande
finale. à Paris, au stade Olivier-de-Serres, le 5 mai 1918. Devant
quelques centaines de spectateurs, l'Olympique de Pantin domine
largement le F.C. Lyon et inscrit ainsi son nom au bas de la Coupe
Charles-Simon.
Jean Mazier lance le professionnalisme
En
1933, Jean Mazier, Président fondateur du fameux Club aux damiers
rouges et blancs, se lance dans cette aventure que représente alors le
professionnalisme. Son initiative est diversement accueillie au sein
des clubs lyonnais de football et des élus municipaux.
Malheureusement, la saison sportive sera un échec ; Jean Mazier,
persévérant, tente une nouvelle expérience avec un autre Club, l'A.S.
Villeurbanne.
Avant-dernier de deuxième division, l’A.S.V perd de son crédit. Mais
Jean Mazier persiste encore : il réengage une equipe la saison
suivante, en 1935-1936, sous une nouvelle appellation : le Lyon
Olympique de Villeurbanne. Hélas, c'est un nouvel, et dernier, échec.
Jean Mazier, usé physiquement et moralement, abandonne son fol espoir
d'implanter le football professionnel à Lyon. Pas d'argent, pas de
structures, la Seconde Guerre mondiale : le football lyonnais hiberne.
L’arrivée de Félix Louot le réveillera. Son L.O.U. va reprendre les
idées et principes, la détermination et la foi de Jean Mazier, pour
imposer les fondations définitives et indispensables à l'éclosion du
football professionnel à Lyon. Champion de France zone Sud en 1945,
quart de finaliste de la Coupe la même année, le L.O.U. trouve, petit à
petit, sa place dans le milieu du football national. Des problèmes
suscités par la complexité de la cohabitation des amateurs et des
professionnels dans un club omnisports incitent alors Félix Louot et
ses amis à imaginer l'idée d'une nouvelle structure.
L'O.L. est sur le point de naître. Ce nom, Olympique Lyonnais, est
inventé et suggéré par le médecin Albert Trillat, chirurgien de grande
renommé. Il propose également que le club adopte les couleurs de la
ville de Lyon : le rouge et le bleu.
De 1950 à 1960
Le 3 août 1950, le Docteur TRILLAT MM. GROSLEVIN, VITALIS, MARCEAU,
CARREL, DAURENSAN et MAILLET créent l’Olympique de Lyon et du Rhône.
Entraîneur : Heisserer de 1950 à 1954
1950-1951 : Première saison de l'Olympique Lyonnais.
Le Président Grosvelin charge l'ancien entraîneur du LOU, Oscar
Heisserer, d'effectuer un recrutement tant économique que judicieux
afin d'accéder à la D1 dès la première année. Le 26 août 1950, L'OL
joue le premier match de son histoire contre le C.A Paris et gagne 3-0
devant 3000 personnes…Le pari fou est réalisé : l'OL est champion de
France de deuxième division en 1951.
La dernière victoire face à Monaco (3-2) s'effectue même devant 5000
spectateurs.
L'effectif : Azzouz, Calligaris, Deligny, Chapuis, Ferrier, Gorenstein,
Juillard, Jurilli, Grimonpont, Latron, Lergenmuller, Maschio, Marin,
Rodriguez, Rolland, Scalon, Stekiw, Tichy, Woehl, Dupraz.
1951-1952 : Révélation de l'année : Gilbert Bonvin
Ce solide défenseur deviendra d'ailleurs l'un des meilleurs français
quelques années plus tard. Cependant les affaires tournent vite mal
pour l'OL. Et devant l'inexpérience du groupe, l'entraîneur rechausse
les crampons à l'âge de 38 ans. Malgré toutes ces bonnes volontés, l'OL
ne parviendra pas à assurer son maintien.
L'effectif : Bonvin, Calligaris, Dutto, Friedrich, Juillard, Jurilli,
Lergenmuller, Ninel, Marin, Flamion, Rodriguez, Grillon, Rolland,
Tichy, Woehl, Dupraz, Genet, Heisserer.
1952-1953 : Préparer l'avenir
Cette première expérience de la D1 a laissé des traces, aussi bien
sportives que financières.
Une dizaine de joueurs s'en vont, remplacés par seulement trois
véritables renforts : Schultz, Duval et Christiansen. Pendant que les
jeunes Bonvin et Lerond s'aguerrissent, et que Schultz commence à
marquer des buts, l'OL prépare l'avenir. Mais le club devra patienter
encore un peu pour rejoindre l'élite.
L'effectif : Bonvin, Banguillot frères, Chérif, Duval, Chimani,
Jurilli,Lerond, Marchangelli, Mariotti, Marin, Ninel, Tichy, Devaquez,
Martinez, Cappon, Christiansen, Genet, Schultz, Sarrin.
1953-1954 : Objectif D1
De nombreux joueurs d'expérience sont recrutés dans ce but, dont
Hjarlmarsson et Jensen. La saison est difficile, émaillée de graves
blessures (Genet et Sarrin), mais l'OL termine la saison en tête de son
groupe, devant Troyes, et sera même champion de France de D2 pour la
seconde fois en 4 ans.
L'effectif : Bonvin, Belver, Dechoux, Duval, Dutto, Lerond,
Habera, Hjalmarsson, Ninel, Novak, Pallutch, Martinez, Cappon,
Christiansen, Genet, Schultz, Sarin, Konrady, Manaiarud, Jensen.
Entraîneur : Julien Darui 1954 (6 mois), puis Lucien Troupel (55-59)
1954-1955 : construire l'avenir en D1
Cette seconde saison en D1 sera plus bénéfique que la première. C'est
le début d'un long séjour (plus de 25 ans) parmi l'élite. Malgré un
changement d'entraîneur en cours de saison, l'OL réalise quelques
bonnes performances, grâce notamment à de nouveaux joueurs
d'expérience, tel que l'international Suisse Fatton, mais aussi
Farmanian, Mouynet, Kermali, Cossou, Dalla Cieca, qui encadrent les
jeunes talents prometteurs que sont Le Borgne, Gardon, Djorkaeff ou
Sabathier. Lors de cette saison, L'OL termine à une honorable 12ème place du championnat, et accède aux demi-finales de la Coupe de France.
L'effectif : Bonvin, Duval, Dutto, Farmanian, Fatton, Lerond,
Hjalmarsson, Ninel, Jensen, Novak, Knayer, Nunge, Genet, Schultz,
Sarin, Konrady, Sinibaldi, Mouynet, Kermali.
1955-1956 : une saison de rodage
L'OL finira dans la première partie du tableau en championnat, malgré
un parcours moyen, et brillera surtout en Coupe de France. Ainsi, après
avoir éliminé D'elle, Le Red Star et Brest, les Lyonnais battent les
redoutables Aiglons Niçois aux prolongations en 1/4 de finale. Un
penalty en faveur de l'OL oublié par l'arbitre les contraindra à
s'incliner face à Sedan (1-0) en demi-finale.
L'effectif : Alberto, Antonio, Beveragi, Beetschen, Dutto, Farmanian,
Fatton, Lerond, Ninel, Missana, Knayer, Genet, Schultz, Mignot, Novak,
Konrady, Sinibaldi, Mouynet, Kermali, Ramon, Rocci.
1956-1957 : une année peu glorieuse
Une douzième place en championnat et une élimination en 8ème de finale
de la Coupe de France par Nice ponctuent cette saison, où seule
l'arrivée (pour 7 Millions de Francs) de "Loula" Cossou, qui sera
plusieurs fois meilleur buteur de l'OL, s'avère être un événement
marquant pour le club.
L'effectif : Antonio, Beetschen, Cossou, Daniel, Dutto, Salen, Fatton,
Lerond, Ninel, Knayer, Schultz, Mignot, Novak, Konrady, Constantino,
Mouynet, Kermali, Moresco.
1957-1958 : avant le mondial suédois
L'OL perd Ernie Schultz, qui a marqué quelques 92 buts sous les
couleurs du club et note l'arrivée de Le Borgne. Enfin, 2 lyonnais,
André Lerond et Robert Mouynet, figurent parmi la liste des 22 joueurs
sélectionnés pour le Mondial de Suède, où la France terminera 3ème.
L'OL se classe 8ème du championnat et est éliminé en 8ème de finale de
la Coupe de France par Reims (2-0).
L'effectif : Abderrazak, Antonio, Beetschen, Cossou, Dutto, Salen,
Hernandez, Hugues, Lerond, Ninel, Mignot, Constantino, Mouynet,
Kermali, Moresco, Le Borgne, Lewandowicz, Monnet.
1958-1959 : arrivée d'Antoine Dalla Cieca.
En championnat, on assiste encore à une saison moyenne, l'OL stagne en
milieu de tableau. Cependant, en Coupe de France, le club écrit une
nouvelle page de sa jeune histoire, en sortant en 8ème de finale le
grand Reims des Fontaine, Penverne, et Vincent... pour se faire
éliminer par le Stade Rennais au tour suivant, après avoir mené par
deux fois à la marque. Enfin, L'OL participe pour la 1ère fois de son histoire à une
compétition européenne : le Coupe des Villes des Foires. Mais,
l'apprentissage est dur et l'expérience difficile, l'OL est éliminé par
l'Inter Milan, après avoir encaissé un cinglant 7-0 au match aller. Le
retour sera plus glorieux : un match nul 1-1 à Gerland.
L'effectif : Abderrazak, Antonio, Beetschen, Cossou, Dutto, Salen,
Hernandez, Hugues, Lerond, Ninel, Mignot, Constantino, Mouynet,
Kermali, Moresco, Le Borgne, Lewandowicz, Monnet.
Cette saison 1958-1959 est aussi la dernière du Président Grosvelin qui
cède sa place à Ferdinand Maillet, qui restera à la tête du Club de
1959 à1965.
Entraîneur : Gaby Robert de 1959 à 1961
1959-1960 : Changement complet d'effectif
Le club enregistre en ce début de saison les départs du Président, de
l'entraîneur et de 4 des principaux joueurs : les défenseurs
internationaux Mouynet et Lerond, les attaquants Cossou et Constantino.
Eugène Njo Léa et Jules Sbroglia sont les deux principales recrues,
auxquelles viennent s'ajouter la "révélation naissante", Jean
Djorkaeff, et Nestor Combin, venu d'Argentine. Cet inconnu, qui a
quitté l'Amérique du Sud pour Lyon presque par hasard, va faire le
bonheur de l'OL. Mais commence en cette année 59 une période de 3
années difficiles pour l'Olympique Lyonnais.
L'effectif : Antonio, Beetschen, Combin, Dalla Cieca, Daniel,
Devlaminck, Dutto, Djorkaeff, Salen, Hugues, Ninel, Mignot, Marteleur,
Le Borgne, Njo Léa, Sbroglia, Grobarcik, Gardon.
Meilleurs buteurs : Njo Léa (9) - Salen (8). Championnat : 16ème sur 20, avec 31 points en 38 matchs. Coupe de France : Eliminé en 1/16 de finale par Monaco
De 1960 à 1970
1960-1961 : Peu de résultats mais du beau jeu
Le
21 août 1960, l'entraîneur Gaby Robert prend la décision d'aligner un
junior inconnu pour l'ouverture du championnat : Fleury Di Nallo, qui
jouera 7 matchs cette saison, avec une attaque composée de Daniel
Roubaud, Nestor Combin et un certain Angel Rambert (qui fera lui aussi
parler de lui du côté de Gerland). L'OL se transforme, Polak et Hatchi
rejoignant le club depuis Sedan.
On découvre déjà l'ossature d’une formidable équipe de coupe, capable
des plus grands exploits, avec des joueurs comme Mignot, Le Borgne et
Djorkaeff tous arrivés à maturité.
L'effectif : Antonio, Aubour, Camilla, Combin, Daniel, Desgeorges, Di
Nallo, Dutto, Djorkaeff, Salen, Hugues, Ninel, Mignot, Le Borgne, Njo
Léa, Papas, Grobarcik, Rambert, Roubaud, Rivoire.
Meilleurs buteurs : Combin (15) - Njo Léa (14) - Rambert (10). Championnat : 15ème sur 20, avec 34 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé en 1/8 de finale par le Racing.
Entraîneur : "Manu" Fernandez 1961 à 1962
1961-1962 : Une dernière saison "hésitante" avant le début de la période faste de l'OL.
Di Nallo, tout comme Combin et Rambert, confirment être de grands
joueurs. Si cette saison apporte quelques désillusions, l'avenir semble
toutefois s'éclaircir pour le club. Le nouvel entraîneur sera remplacé
dès la fin de la saison par Lucien Jasseron.
L'effectif : Camilla, Combin, Hatchi, Desgeorges, Di Nallo, Djorkaeff,
Salen, Hugues, Mignot, Le Borgne, Njo Léa, Duffez, Rivoire, Rambert.
Meilleurs buteurs : Di Nallo (18) - Combin (13) - Rambert (10). Championnat : 16 ème sur 20, avec 33 points en 38 matchs. Coupe de France : Eliminé en 1/16 de finale par Béziers.
Entraîneur : Lucien Jasseron 1962 à 1966
1962-1963 : Une année encourageante
L'Allemand Linder et le Luxembourgeois Nuremberg sont les deux principales recrues.
Lucien Jasseron, alors entraîneur du Havre, a réalisé la performance de
gagner la Coupe de France avec une équipe de D2. Brillant tacticien,
Lucien Jasseron organise l'équipe lyonnaise avec pour première
préoccupation de barrer l'accès de son but, dont Marcel Aubour devient
le gardien attitré. Son arrivée coïncidera avec les meilleures heures
de l’Olympique Lyonnais.
L'OL termine à son meilleur classement en D1, après avoir été champion
d'automne. Mais l'intelligence tactique de Jasseron, alliée aux
qualités innées de ses joueurs, amène pour la première fois l’OL en
finale de la Coupe de France.
Mais l’équipe perd 2-0 à l’issue du deuxième match, face à Monaco.
La saison se termine avec la perspective de participer à la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe, grâce au doublé monégasque.
L'effectif : Aubour, Beetschen, Camilla, Combin, Hatchi, Desgeorges, Di
Nallo, Djorkaeff, Salen, Mignot, Le Borgne, Njo Léa, Rivoire, Rambert,
Novak, Nuremberg, Polak, Dumas.
Meilleurs buteurs : Combin (16) - Di Nallo (10) - Rambert (5). Championnat : 5ème sur 20, avec 43 points en 38 matchs. Coupe de France : finale perdue face à Monaco (0-0 puis 2-0).
1963-1964 : Et une...
Faute
de moyens financiers, Lyon ne recrutera aucun joueur. Mais début
octobre, l'arrivée de Taberner, ex-monégasque, permet à l'OL de
décoller vers une saison qui restera une des meilleures de son
histoire.
Mis en appétit par leur parcours de la saison précédente en Coupe de
France, les joueurs lyonnais en seront vainqueurs cette année-là :
c’est le premier trophée de l’OL.
En coupe d’Europe, l’OL réalise le plus brillant parcours de son
histoire, accédant aux demi-finales, en éliminant tour à tour : Odense,
l’Olympiakos et Hambourg.
Mais l'équipe perd le match d’appui face à Lisbonne 1-0.
L'effectif : Aubour, Beetschen, Combin, Hatchi, Desgeorges, Di Nallo,
Djorkaeff, Mignot, Le Borgne, Rivoire, Rambert, Polak, Dumas, Taberner,
Duffez
Meilleurs buteurs : Combin (23) - Di Nallo (10). Championnat : 4ème sur 18, avec 39 points en 34 matchs. Coupe de France : Victoire en finale face à Bordeaux (2-0). Coupes des Vainqueurs de Coupes : demi-finale, perdue au match d’appui face au Sporting Lisbonne.
1964-1965 : Départ de Nestor Combin
Les dirigeants de la Juventus de Turin ont suivi de près Nestor "la foudre", irrésistible pendant la saison 63-64.
Avec l'OL, il a disputé 43 matchs officiels et inscrit 41 buts. Nestor
a également joué avec l'équipe de France Espoirs, puis avec l'équipe de
France, et enfin avec l'équipe de France militaire, avec laquelle il a
remporté le titre de champion du monde. Rien d'étonnant donc à ce que
la Juve s'intéresse à lui, et finisse même par l'acheter...
Et c'est toute une équipe qui se retrouve orpheline. Elle réalise tout
de même un parcours honorable dans le Championnat, se retrouvant même
en tête après 8 journées. Cependant, elle ne renouvellera pas ses
exploits, ni en Coupe de France, ni en Coupe d'Europe.
L'effectif : Aubour, Beetschen, Bruey, Hatchi, Desgeorges, Di Nallo,
Djorkaeff, Mignot, Le Borgne, Rivoire, Rambert, Polak, Dumas,
Margottin, Chauveau, Moundi, Nouzaret.
Meilleurs buteurs : Di Nallo (13) - Bruey (9). Championnat : 6ème sur 18, avec 36 points en 34 matchs. Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Toulon. Coupes des Vainqueurs de Coupes : Élimination au 1er tour face au FC Porto.
Cette saison se solde finalement par le départ du second Président de
l'Olympique Lyonnais, Ferdinand Maillet, qui cède sa place au Président
Rochet.
1965-1966 : Dernière saison pour Lucien Jasseron
Le bilan général de l'entraîneur Jasseron est largement positif, et il
restera le premier entraîneur avec lequel l'OL a gagné la Coupe de
France.
L'équipe est en proie au doute, et au manque d'efficacité offensive
depuis le départ de Combin. Elle effectue une saison dans le rang,
éliminée tôt en Coupe de France, et terminant tout près de la
relégation.
L'effectif : Aubour, Bruey, Camilla, Desgeorges, Di Nallo, Dumas,
Djorkaeff, Mignot, Le Borgne, Margottin, Rambert, Teisseire, Traba,
Beetschen, Glizinski, Nouzaret, Prost, Mondi, Reillard, Pistilly.
Meilleurs buteurs : Di Nallo (15) - Traba (10). Championnat : 16 ème sur 20, avec 33 points en 38 matchs Coupe de France : Éliminé en 1/8 de finale par Toulouse.
Entraîneur : Louis Hon 1966 à 1968
1966-1967 : Et deux...
C'est une saison de transition pour l'OL qui enregistre les départs de
Jasseron, Djorkaeff, Aubour, Bruey, Traba, Margottin et...Aimé Mignot,
qui prend la direction de la section amateur.
Le parcours en championnat est chaotique, mais la Coupe de France
permet une fois de plus de faire briller le club de la capitale des
Gaules. Le 21 mai au Parc des Princes, lors de la finale célébrant le
cinquantenaire de la coupe de France, le Général De Gaulle, alors
Président de la République, et auteur quelques minutes avant la fin du
match d’une passe historique à Hector Maison, remet le précieux trophée
à Fleury Di Nallo, jeune capitaine de 23 ans.
Les Lyonnais effectueront un retour triomphant à Lyon, où 100 000 personnes les accueillent dans la rue.
L'effectif : Chauveau, Desgeorges, L'homme, Di Nallo, Maison, Perrin,
Kuffer, Pin, Polak, Le Borgne, Rocco, Rambert, Schwinn, Zewulko,
Navacchi, Beetschen, Glizinski, Nouzaret, Prost, Mondi, Palka, Pinalty,
Pistilly.
Meilleurs buteurs : Di Nallo (14) - Perrin (8). Championnat : 15 ème sur 20, avec 34 points en 38 matchs. Coupe de France : Victoire 3-1 face à Sochaux.
1967-1968 : Heureusement l'Europe
Cette
saison sera peu prolifique en Championnat et en Coupe de France, avec
une élimination peu glorieuse par un Club amateur, Quevilly. Par
contre, c'est de nouveau une grande saison en Coupe des vainqueurs de
Coupe où l'OL se qualifie pour les quarts de finale en Angleterre
contre Tottenham, avec un grand Yves Chauveau dans les cages qui
réalise des prouesses. Malheureusement, en quart, L’OL retrouve une
vieille connaissance : Hambourg, mais ne perd, cette fois-ci, que lors
du match d’appui (2-0).
L'effectif : Chauveau, Desgeorges, L'homme, Di Nallo, Maison, Flohic,
Guy, Kuffer, Lekkak, Pin, Polak, Le Borgne, Rocco, Rambert, Schwin,
Zewulko, Glyzinski, Nouzaret
Meilleurs buteurs : Di Nallo (18) - Guy (16) Championnat : 12ème sur 20, avec 36 points en 38 matchs Coupe de France : Éliminé en 1/8 de finale par Quevilly Coupe de Vainqueur des Coupes : Éliminé en quart de finale par Hambourg (match d’appui)
Entraîneur : Mignot 1968 à 1976
1968-1969 : Arrivée d'un nouvel entraîneur, Aimé Mignot
Cet ancien capitaine des demi-finales de 1964 en coupe européenne a disputé plus de 400 matches sous le maillot de l'OL.
Cette saison ne laissera pas un grand souvenir, malgré une
participation à la Coupe des Villes de Foire, où le club s'incline en
1/16e de finale. Rien d'exceptionnel non plus ne sera accompli en Coupe
de France, ni en championnat, malgré les exploits d'André Guy. Avec 25
réalisations il termine en tête du classement des buteurs du
championnat. Il se retrouve malhureusement un peu seul après la grave
blessure de Di Nallo (fracture de la jambe gauche), intervenue à la
4ème journée du championnat.
L'effectif : Chauveau, Desgeorges, L'homme, Di Nallo, Flohic, Maison,
Perrin, Le Borgne, Lekkak, Rambert, Popluhar, Glyzinski, Nouzaret,
Prost, Felix, Kuffer, Guy.
Meilleurs buteurs : Guy (25 - Meilleur buteur du Championnat) - Lekkak (12). Championnat : 9ème sur 18, avec 32 points en 34 matchs. Coupe de France : Éliminé en 1/8 de finale Par Angers.
1969-1970 : Encore une année sans grands résultats
C'est la grande rentrée de Fleury Di Nallo après 11 mois d’arrêt ; il marque 2 des 4 buts inscrits par l’équipe contre Bastia.
On note également l'arrivée de jeunes joueurs, Chiesa et Lacombe, qui
vont contribuer à la nouvelle vague de victoires de l'Olympique
Lyonnais. Lacombe appartient cette année-là à l'équipe Gambardella qui
perd en finale face à L'ASSE. Il entrera la première fois en équipe
professionnelle le 7 décembre 1969, face au Red Star, et inscrit le
premier d'une longue série de buts.
L'effectif : Baeza, Chauveau, Chiesa, L'homme, Di Nallo, Flohic,
Maison, Perrin, Angel Rambert, Nestor Rambert, Popluhar, Lacombe,
Prost, Felix, Ravanello, Ravier, Valette, Guy.
Meilleurs buteurs : Guy (17) - Di Nallo (13) - N. Rambert (9). Championnat : 15ème sur 18, avec 28 points en 34 matchs. Coupe de France : Eliminé en 1/8 de finale par Rennes.
De 1970 à 1980
1970-1971 : Arrivée de Loubo
Lubjomir
Mihajlovic arrive en provenance du Partizan de Belgrade. Ce défenseur
d’expérience, finaliste de la Coupe des clubs Champions en 1966,
devient rapidement un élément de base de la défense lyonnaise.
L’OL va briller une nouvelle fois en Coupe de France, en se qualifiant
notamment pour les quarts de finale au dépend de l’ASSE, gagnant le
match retour 3-0 (coup du chapeau pour Di Nallo), malgré la défaite 2-0
au match aller. Les Lyonnais atteignent la finale, mais la perdent
devant Rennes 1-0 sur un pénalty d’André Guy, ex-joueur lyonnais
transféré 6 mois plus tôt.
Les jeunes lyonnais, emmenés par Lacombe, prennent leur revanche et remportent la Coupe Gambardella.
L'effectif : Baeza, Chauveau, Chiesa, Coluna, L'homme, Di Nallo,
Mihajlovic, Maison, Perrin, Conrath, Popluhar, Lacombe, Prost, Felix,
Ravanello, Ravier, Valette, Guy, Domenech.
Meilleurs buteurs : Di Nallo (21) - Chiésa (6). Championnat : 7 ème sur 20, avec 40 points en 38 matchs. Coupe de France : finale perdue face au Stade Rennais.
1971-1972 : Bernard Lacombe : révélation de l'année
Il
marque 19 buts en cette saison. L'O.L. ne dispute pas de Coupe
d'Europe, et d'ailleurs presque pas de coupe du tout, en disparaissant
dès les 1/32 de finale de la Coupe de France devant Brest, qui joue en
deuxième division.
Mais le temps fait son œuvre, et le mélange des joueurs expérimentés
(les Yougoslaves Mihajlovic et Trivic), d'anciens du Club (Di Nallo et
Chauveau) et de jeunes (Domenech et Lacombe), commence à produire des
effets intéressants. L'O.L. devient plus régulier en championnat,
découvre une certaine rigueur défensive sans pour autant perdre ses
qualités offensives. L'intelligence des dirigeants lyonnais est alors
de tout mettre en œuvre pour conserver ce groupe, son esprit et quatre
de ses meilleurs joueurs, arrivés simultanément en fin de contrat :
Chauveau, Baeza, Mihajlovic et Di Nallo.
Ce dernier demeure fidèle à son Club malgré les sollicitations de
Saint-Etienne, Strasbourg, Paris-S.G., Monaco et Metz dont le rêve est
de reconstituer le tandem Di Nallo - Combin.
L'effectif : Baeza, Chauveau, Chiesa, L'homme, Di Nallo, Mihajlovic,
Conrath, Lacombe, Prost, Felix, Ravanello, Ravier, Valette, Domenech,
Trivic, Clopin, Maillard, Cacchioni.
Meilleurs buteurs : Lacombe (19) - Di Nallo (17). Championnat : 5 ème sur 20, avec 45 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Brest.
1972-1973 : Et trois !
En
championnat, la saison est moyenne. Alternant le bon (match nul à Nice
2-2 contre les Aiglons, alors leader avec 6 points d’avance) et le
mauvais (défaite 4-2 à Gerland contre Nantes), l’OL finit 13ème du
championnat.
En Coupe de France, c’est encore une année victorieuse, avec de
nombreux exploits. En effet, l’OL va se qualifier pour la finale en
éliminant l’OM et Avignon, sur les mêmes scores aller(défaite1-0) et
retour(victoire 4-1). L’OL gagnera la finale 2-1 contre Nantes grâce à
un but inscrit de la main par Lacombe et un but inscrit sur penalty de
Trivic. En outre, deux affaires marquent cette saison : - Serge Chiesa ne se rend pas au stage national de Saint-Malo : il sera suspendu 2 matchs. - Les joueurs du championnat de France décident de faire grève le 1er
décembre : ce jour-là, seulement 2 matchs sont joués par les pros
(Rennes - Nice et Nantes - Nîmes).
L'effectif : Baeza, Chauveau, Chiesa, Di Nallo, Mihajlovic, Lacombe,
Prost, Felix, Ravier, R. Domenech, A. Domenech, Trivic, Maillard,
Cacchioni, Berger, Chemier, Thiry, L'Homme, Valette.
Meilleurs buteurs : Lacombe (23) - Di Nallo (14). Championnat : 13 ème sur 20, avec 35 points en 38 matchs. Coupe de France : Victoire face à Nantes.
1973-1974 : Encore une belle saison, et, fait rare, sur les trois tableaux.
En Coupe d'Europe, l'OL est certes éliminé au second tour (1/8 de
finale), mais face à une grande équipe, le PAOK Salonique. En
championnat, Lyon termine à son meilleur classement depuis la création
du club, en 3ème position, ne subissant qu'une seule défaite à domicile
face à Monaco.
En Coupe de France, le club est éliminé en 1/4 de finale aux tirs au
but par Sochaux. Cette belle saison est ponctuée d'une qualification
pour la Coupe de l'UEFA, épreuve remplaçant la Coupe des Villes de
Foires.
L'effectif : Baeza, Chauveau, Chiesa, Di Nallo, Mihajlovic, Lacombe,
Ravier, R. Domenech, A. Domenech, Cacchioni, Berger, Chemier, Thiry,
L'homme, Valette, Jacquet, Maneiro, Mariot.
Meilleurs buteurs : Chiesa (15) - Di Nallo (14) - Lacombe (13). Championnat : 3ème sur 20, avec 55 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé en 1/4 de finale par Sochaux.
1974-1975 : Place aux jeunes
L'OL se sépare de deux de ses joueurs de base, Daniel Ravier et Jean
Baeza, sans même les remplacer. Les responsables techniques jouent la
carte de la continuité en donnant leur chance aux jeunes joueurs du
club. Cette politique s'avère efficace en championnat, où Lyon termine
une nouvelle fois à la troisième place.
En Coupe d'Europe, par contre, les Lyonnais n'ont pas les mêmes
résultats. Des rencontres difficiles lui sont proposées, dont celle
contre les redoutables allemands de Mönchengladbach, qui gagneront la
compétition cette année-là. Cette saison verra aussi le départ de Di
Nallo, le petit prince de Gerland, après 10 saisons jouées à l'OL.
L'effectif : Baldassara, Chazal, Chauveau, Chiesa, Di Nallo,
Mihajlovic, Lacombe, R. Domenech, A. Domenech, Cacchioni, Chemier,
Thiry, L'homme, Valette, Jacquet, Maneiro, Mariot, Zuang, Bernad,
Ferrigno.
Meilleurs buteurs : Lacombe (17) - Chiésa (14). Championnat : 3ème sur 20, avec 48 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé par le Stade de Reims en 1/32 de finale.
1975-1976 : Une nouvelle année mi-figue mi-raisin.
En championnat, malgré un excellent départ, l'OL se bat une bonne partie de la saison pour assurer son maintien.
En Coupe d'Europe, l'OL n'a une nouvelle fois pas de chance au tirage
au sort, tombant sur une des meilleures formations de l'époque, le FC
Bruges, futur finaliste de la compétition, malgré une défaite 4-3 à
Gerland compensée par un 3-0 au match retour. Au milieu de la saison,
Aimé Mignot cède sa place à Aimé Jacquet, qui, après avoir joué à l'OL,
termine sa carrière lyonnaise comme entraîneur, de 1976 à 1980.
C'est donc avec lui que l'OL disputera sa 6ème finale de la Coupe de
France, contre Marseille. L'OL tentera bien de réaliser la passe de 4,
mais le duo Chiesa-Lacombe ne sera pas celui des grands jours, et l’OM
inscrira deux buts. La Coupe ne veut pas sourire à l'OL cette saison,
et repart à Marseille.
L'effectif : Baldassara, Chiesa, Delestre, De Rocco, Mihajlovic,
Lacombe, R. Domenech, Cacchioni, Chemier, L'homme, Valette, Maillard,
Maneiro, Marais, Mariot, Bernad, Ferrigno, Garrigues, Genet, Jodar,
Lanthier, Paillot.
Meilleurs buteurs : Chiésa (18) - Maillard (11). Championnat : 16ème sur 20, avec 37 points en 38 matchs. Coupe de France : Finaliste face à Marseille : 0 - 2.
Entraîneur : Aimé Jacquet 1976 à 1980
1976-1977 : Première saison complète de l'entraîneur Aimé Jacquet.
Elle se terminera par une 6ème place en Championnat privant l'équipe
d'une qualification en Coupe UEFA, alors qu’elle était classée 2ème à
la trêve, à 1 point du leader.
En raison d'une fin de championnat chaotique, l'OL ne retrouvera pas les routes européennes.
Le parcours en Coupe de France a été ponctué d'une amère défaite en 1/32 de finale.
L'effectif : Chiesa, Delestre, De Rocco, Cornet, Mihajlovic, Lacombe,
R. Domenech, Cacchioni, Olio, Maillard, Marais, Mariot, Bernad,
Garrigues, Genet, Jodar, Lanthier, Paillot, Broissard, Spiegel, Maroc,
Pilloud.
Meilleurs buteurs : Lacombe (21) - Chiésa (12). Championnat : 6ème sur 20, avec 44 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé par Gueugnon en 1/32.
Ainsi se termine l'ère Rochet, qui fut la plus prolifique en terme
de titres pour l'OL : 2 Coupes de France, mais aussi 5 participations
européennes en 12 ans.
1977-1978 : changement de Président
Robert Michaux remplace le Président Rochet, qui s'est vu reprocher une mauvaise gestion du club.
Avec la reprise du championnat, on découvre le gouffre financier de
l'OL qui se verra contraint de vendre Raymond Domenech. Sur le plan
sportif, cette année est plutôt catastrophique, avec une élimination en
1/32 de finale de Coupe de France, et surtout un maintien obtenu à la
seule différence de but.
L'effectif : Chiesa, Baldassara, De Rocco, Broissard, Gallice, Lacombe,
Ravier, R.Domenech, Marais, Bernad, Garrigues, Genet, Jodar, Lanthier,
Paillot, Spiegel, Maroc, Xuereb, Delestre, Gabrièle, Olio, Russail,
Gibert, Aleksic, Desbouillons, Martinez, Attar.
Meilleurs buteurs : Lacombe (24) - Chiésa (10). Championnat : 17ème sur 20, avec 31 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Ajaccio.
1978 -1979 : Départ de Bernard Lacombe
En
juin 1978, après Domenech, Lacombe s'en va pour Saint-Étienne afin
d'assainir les finances du club . Sportivement, malgré le départ de son
attaquant, L'OL réussit un parcours honorable en championnat, terminant
à la 7ème place, mais ne brille pas en Coupe de France.
Cependant, la période d'austérité n'est pas encore finie…
L'effectif : Chauveau, Chiesa, De Rocco, Broissart, Gallice, Ravier,
Olio, Marais, Garrigues, Genet, Jodar, Paillot, Maroc, Xuereb, Aleksic,
Desbouillons, Martinez, Carrié, Tigana, Valadier, Ferrigno
Meilleurs buteurs : Chiésa (9) - Maroc (8) Championnat : 7ème sur 20, avec 40 points en 38 matchs Coupe de France : Éliminé par Montpellier en 1/16 de finale
1979-1980 : Une nouvelle saison très difficile pour l'OL.
L'équipe évite la descente directe grâce à une précieuse victoire 1-0
(but sur penalty d’Olio) à domicile, en fin de saison face à Marseille,
19ème. L'Olympique Lyonnais joue donc les barrages face à Avignon.
Aimé Jacquet, qui avait annoncé qu'il quitterait l'OL, tient à laisser
à Lyon une équipe de D1. Grâce à son professionnalisme et à celui des
joueurs, l’OL assure son maintien au sein de l’élite notamment grâce à
sa victoire 6-0 en match aller contre Avignon.
Cette année là, l'OL est champion de France cadet avec au sein de
l'équipe un certain Laurent Fournier, dont on reparlera un peu plus
tard...
L'effectif : Chauveau, Chiesa, De Rocco, Amouret, Olio, Marais, Genet,
Muller, Paillot, Lubin, Xuereb, Aleksic, Desbouillons, Martinez,
Carrié, Tigana, Valadier, Ferrigno, Banderan, Zivaljevic, Bruno,
Monteilh.
Meilleurs buteurs : Xuereb (10) - Valadier (8). Championnat : 18 ème sur 20, avec 29 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé par Angoulème en 1/32 de finale.
De 1980 à 1990
Entraîneur : Jean-Pierre Destrumelle 1980 à 1981
1980-1981 : "La saison extraordinaire qui fait illusion".
Grâce
à l'aide la Mairie de Lyon, l'OL peut reconstruire un effectif digne de
ce nom. Destrumelle, accompagné de Di Nallo achètent Furlan, Alain
Moizan, André Ferri et surtout Nikolic, un inconnu yougoslave qui fera
un malheur entre Rhône et Saône. Avec cette nouvelle équipe, et
notamment un brillant milieu de terrain Moizan - Chiesa - Tigana (qui
vient de faire son entrée en équipe de France), Lyon devient rapidement
la bonne surprise du championnat, en terminant avec la seconde
meilleure attaque.
On enregistre aussi cette année-là le record de fréquentation du stade
de Gerland, qui accueille 48 852 spectateurs face à Saint-Étienne (ce
chiffre constituera également le record de France pendant 10 ans).
En Coupe de France, le parcours est de nouveau peu brillant, avec une élimination en 1/32 de finale.
En championnat, L'OL sera leader jusqu'à la troisième journée, et 4ème
à la trêve. Le Club manquera tout de même la qualification européenne,
alors qu'en milieu de saison, le Président Michaux se voit obliger de
se retirer pour laisser sa place à Jean Perrot.
L'effectif : Chauveau, Ferri, Chiesa, Olio, Marais, Muller, Lubin,
Xuereb, Bruno, Desbouillons, Tigana, Monteilh, Furlan, Vargoz,
Fournier, Moizan, Maroc, N'dioro, Nikolic, Solemenko, De Rocco.
Meilleurs buteurs : Nikolic (21) - Chiésa (9) - Maroc (9). Championnat : 6ème sur 20, avec 41 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé par Martigues en 1/32 de finale.
Entraîneur : Vladimir Kovacevic 1981 à 1982
1981-1982 : la valse des présidents et des entraîneurs
Le 9 janvier 1981, Jean Perrot succède à Rocher Michaux. Mais pour des
raisons de mésentente évidente, plusieurs joueurs, dont Tigana, sont
évincés.
L’arrivée de Kovarevic, qui remplace Destrumelle, contribue à la valse
des présidents et des entraîneurs. L'OL ne va pas bien, son image et sa
réputation se ternissent. L'espoir est pourtant né d'un début de saison
où le club réalise de bonnes choses (4 victoires pour les 4 premiers
matches). Cependant, il ne tiendra pas ce rythme, et se maintiendra à
nouveau par miracle.
L'entraîneur a encore changé en cours d'année, et après un très bref
intérim, c'est le Président Perrot qui a son tour sera contraint de
quitter le club, après que l'OL ait franchi 2 tours en Coupe de France.
Le climat est toujours surchauffé.
Fait marquant : C'est cette saison que l'OL dispute son 1000ème match en D1, le 21 août 1981 face à Montpellier (victoire 2-0).
L'effectif : Chauveau, Topalovic, Boisier, Bruno, Desvignes, Emon,
Gianetta, Fréchet, Ferri, Chiesa, Olio, Lubin, Monteilh, Furlan,
Vargoz, Fournier, Moizan, N'dioro, Nikolic, Solemenko,Spadiny.
Meilleurs buteurs : Nikolic (14) - Emon (5). Championnat : 16ème sur 20, avec 32 points en 38 matchs. Coupe de France : Éliminé par Bastia en 1/8 de finale.
Entraîneur : Vladimir Kovacevic (début de Saison), puis Herbin 1982 à 1985
1982-1983 : retour aux enfers de la D2.
Auteur
d'un bon départ en championnat, dont une victoire pour le derby, ce qui
n'est plus arrivé depuis 4 ans, l'OL totalise 6 points après 5
journées. Mais le club lyonnais ne marquera que 22 points lors des 33
dernières journées. L'engrenage de la défaite est bien enclenché et la
fin de la saison se termine par un retour aux enfers : La D2.
Entre temps, intervient encore un changement de Président, le 3eme en
trois ans. Le President Ravet a cédé sa place au Président Mighirian
(le17/01/83), qui remplacera en milieu de saison pour insuffisance de
résultats Kovarevic par Robert Herbin. Celui-ci ne peut empêcher la
descente en D2, la situation étant déjà trop compromise à son arrivée à
Lyon.
L'effectif : Chauveau, Topalovic, Boisier, Bruno, Desvignes, Emon,
Gianetta, Fréchet, Ferri, Chiesa, Olio, Lubin, Monteilh, Furlan,
Vargoz, Fournier, Moizan, N'dioro, Nikolic, Solemenko, Spadiny.
Meilleurs buteurs : Emon (9) - Nikolic (8) - Domergue (8). Championnat : 19ème sur 20 avec 28 points en 38 matchs : Relégation en D2. Coupe de France : Éliminé par Tours en 1/8 de finale.
Entraîneur : Herbin 1982 à 1985
1983-1984 : trésorerie insuffisante
Les caisses de l'OL sonnent creux, et l'allégement de la masse
salariale est un leitmotiv récurrent. Ainsi, Emon et Domergue, les deux
meilleurs buteurs du Club sont cédés, de même Chiesa, qui à 33 ans, ne
voit pas son contrat renouvelé (après 14 ans de bons et loyaux
services).
L'OL devra donc compter sur ses jeunes, Fournier et Fréchet en tête,
encadrés par quelques anciens comme Ferri, Topalovic et Nikolic. Et
cette première saison en D2 est plutôt bonne : l'OL se retrouvera aux
coudes à coudes avec l’OM pour la remontée, mais s'inclinera à
Marseille alors qu'il avait 1 point d'avance, et ne reviendra jamais,
pour finir 3ème.
En Coupe de France, le parcours est plus qu’honorable. Lyon se qualifie
pour la 3ème fois consécutive pour les 8èmes de finale.
Malheureusement, l’aventure s’arrête à ce stade de la compétition, L’OL
joue contre le champion de France en titre, Nantes, et est éliminé
malgré un premier match aller convaincant (0-0 à Marcel Saupin) et un
match retour mémorable (4-4).
L'effectif : Topalovic, Boucher, Raymond, Desvignes, Nono, Philip,
Fréchet, Ferri, Olio, Vargoz, Fournier, N'dioro, Nikolic, Pasqualetti,
Spadiny, Zambelli, Bocchi, Gagneux, Bernard.
Buteurs : Nikolic (18) N'dioro (9). Championnat : 3ème du groupe A sur 19,avec 47 points en 36 matches. Coupe de France : Éliminé par le F.C. Nantes en 1/8 de finale.
1984-1985 : une saison bien difficile
Charles
Mighirian prend la décision, sur les conseils de Robert Herbin, de
faire venir quelques joueurs chevronnés : Larios, Lacuesta et Olivier
Rouyer, venu de Strasbourg. Parti sur de bonne base de recrutement, il
en sera tout autrement sur le terrain. Le groupe ne se comporte que
très médiocrement, et au soir d'une nouvelle défaite, qui place l'OL à
2 points du premier relégable, Félix Lacuesta est licencié.
André Ferri est alors nommé au poste d'adjoint de Robert Herbin, avec
mission de ressouder le groupe. Les résultats sont là. L'OL, qui ne
perd aucun de ses 7 derniers matchs, terminera tout de même en milieu
de classement, après avoir tout de même évité le pire.
L'effectif : Topalovic, Boucher, Canton, Lacuesta, Larios, Rouyer, Bex,
Raymond, Nono, Philip, Fréchet, Ferri, Vargoz, Fournier, Nikolic,
Spadiny, Zambelli, Bocchi, Bernard.
Buteurs : Nikolic (6) Bocchi (5). Championnat : 7ème du groupe B sur 18, avec 35 points en 34 matches. Coupe de France : Éliminé par le Stade Brestois en 1/32 de finale.
Entraîneur : Nouzaret 1985 à 1987
1985-1986 : Première saison de Nouzaret
Après d'importants mouvements en coulisses et dans le comité de
gestion, Larios et Herbin suivent Lacuesta, et Charles Mighirian nomme
entraîneur Robert Nouzaret, ancien vainqueur de la Coupe de France 67
avec l'OL. Pour cette première saison, Nouzaret a dû composer avec de
jeunes joueurs issus du centre de formation et terminera troisième, à
quelques encablures de Saint-Étienne et Alès. L'OL participe aux
barrages d'accession à la D1, mais s'incline à Mulhouse. Mighirian
reconduit tout de même Nouzaret.
L'effectif : Topalovic, Breton, Boucher, Rouyer, Benstiti, Squaglia,
Genesio, Nono, Fugier, Durix, Sevenko, Goursat, S'adi Wa, Philip,
Fréchet, Ferri, Olio, Fournier, N'dioro, Spadiny, Zambelli, Bocchi,
Bernard.
Buteurs : Durix (11) S'adi Wa (10). Championnat : 3ème du groupe A sur 18 : 40 points en 34 matches. Coupe de France : Éliminé par Alès en 1/64 de finale.
1986-1987 : Arrivée de Jean-Michel Aulas
C'est la seconde saison de Nouzaret et la quatrième de Mighirian. Ce
sera également sa dernière à la tête de l'OL. Cette saison, Mighirian
permet à Nouzaret d'engager quelques joueurs de notoriété. Mais,
rapidement, des problèmes naissent entre l'entraîneur et les plus
anciens, dont Ferri et Topalovic. L'OL termine second de son groupe,
après avoir pu accéder directement en D1, et chute lors de la dernière
journée à Montpellier. Le club joue une nouvelle fois les barrages et,
après avoir sorti Mulhouse, chute face à Cannes, malgré une honorable
défaite 1-0 à La Bocca.
Cependant l'OL ne se laisse pas abattre, et l'arrivée d'un jeune
industriel lyonnais dans le comité de gestion, puis à la présidence, va
relancer le club vers des heures plus glorieuses. En 1987, Jean-Michel
Aulas propose son plan ambitieux "OL - Europe", destiné à remonter en
D1 et à se qualifier pour une Coupe d'Europe dans les 4 ans.
Ambitieux programme quand on sait que l'OL est en D2 depuis 4 ans...
L'effectif : Topalovic, Bajeot, Nono, Robin, Fréchet, Ferri, Fugier,
Havet, Durix, Fournier, N'domba, Goursat, Orts, Priou, S'adi Wa,
Remark, Sevcenko, Benyahia, Genesio, Gauge, Bernard.
Buteurs : Orts (20) - Priou - Remark (10) - Durix (9). Championnat : 2ème du Groupe B sur 18, avec 48 points en 34 matches. Coupe de France : Eliminé en 1/8 de finale par Marseille (3-0).
Le dernier Président avant l'ère Aulas termine donc sa route ou il
l'avait commencé, c'est à dire en Division 2. Ce n'est pas sans un
certain tumulte que Jean-Michel Aulas prend, en Juin 1987, la
Présidence de l'OL, qu'il n'a plus quittée depuis.
Entraîneur : Robert Nouzaret, puis Denis Papas, puis Marcel Le Borgne (1987-88)
1987-1988 : Les grands travaux
Cette
saison n'est pas de tout repos pour l'OL, qui aligne tour à tour 3
entraîneurs différents. Jean Michel Aulas vit une première saison
malgré tout assez positive, puisque l'OL se qualifie grâce à sa seconde
place de poule. Mais l’équipe s'incline 2-0 en Normandie, et est une
nouvelle fois privée de la montée en D1.
L’Olympique Lyonnais vivra donc sa 6ème saison en D2.
L'effectif : Lemasson, Corian, Cabanel, Zago, Nono, Fréchet, Fournier, Valke, N'domba, Orts, Kabongo, Fugier, Priou.
Buteurs : Orts (18) - Kabongo (14). Championnat : 2nd du Groupe A sur 18, avec 44 points en 34 matches. Coupe de France : Éliminé en 1/16 de finale par Toulouse (3-1 pour Toulouse, puis 1-0 pour l'OL).
Entraîneur : Raymond Domenech : De 1988 à 1993
1988-1989 : La remontée en D1.
Pour
sa seconde saison seulement, J.M. Aulas donne carte blanche à Bernard
Lacombe (nouveau directeur sportif) et à Raymond Domenech (nouvel
entraîneur) pour recruter, en bénéficiant d'une enveloppe financière
importante. Les techniciens renforcent l'effectif avec des joueurs
confirmés, tout en les mélangeant avec des jeunes du centre de
formation.
Le résultat est éclatant, l'OL prend rapidement la tête de son groupe
et ne la lâchera jamais. L'équipe, par son football offensif, écrase
tout sur son passage avec notamment son buteur Kabongo, qui explose.
L'accession se fera lors du match contre Alès. L'OL, par son match nul
0-0, met fin à 6 saisons en D2 dans une ambiance surréaliste : Rémi
Garde, jeune joueur, déclarera à l'issue du match "Je me suis parfois
arrêté de jouer pour regarder les tribunes qui se soulevaient".
Le second objectif, "OL - Europe", plus ambitieux encore, sera-t-il réalisé dans les temps ?
L'effectif : Lemasson, Knapp, Fugier, N'Gotty, Zago, Genesio, Garde, Roche, Bouafia, Garcia, Benyahia, Fréchet, Cabanel.
Buteurs : Kabongo (22). Championnat : 1er du Groupe B sur 18 avec 68 points en 34 matches Champion de France de D2 grâce à une victoire face à Mulhouse (2-1 aux deux matches). Coupe de France : Éliminé en 1/8 de finale par Sochaux (1-0).
1989 - 1990 : Retour en Division 1.
Après un début difficile, les Lyonnais se reprennent bien, et réalisent
un bon parcours général en championnat, terminant à une méritoire 8ème
place.
En Coupe de France, l’OL s'incline peu glorieusement en 1/32 de finale face à un Club de D2, Nîmes.
Buteurs : Kabongo (12) - Brisson (7). Championnat : 8 ème sur 20. Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Nîmes (1-0).
De 1990 à 1999
1990-1991 : L'Europe retrouvée !
Comme l'a promis Jean-Michel Aulas, l'OL va retrouver l'Europe dans les
4 ans suivant son arrivée. Pour leur deuxième saison en D1, les
Lyonnais se qualifient en terminant 5ème du championnat, après une
ultime victoire à Gerland face à Bordeaux, où Bouderbala fait chavirer
un stade de Gerland plein comme un œuf.
L'OL n'apprend en fait sa qualification en Coupe UEFA, que quelques
jours plus tard, après la victoire de l'AS Monaco en Coupe de France,
libérant une place.
La Coupe de France suscite encore une désillusion, avec une nouvelle élimination en 1/32 de finale par Angers.
L'effectif : Rousset, Billong, Fugier, N'Gotty, Lassagne, Corian,
Colin, Genesio, Masson, Bouderbala, Debrosse, Cabanas, Bouafia, Bès,
Knapp, Ferez, Roche, Bursac, Taborda, Garde, Chavrondier.
Buteurs : Cabanas (9) - Masson (5) - Bouafia - Bouderbala (4). Championnat : 5ème sur 20 avec 41 points (Qualification en Coupe d'Europe). Affluence moyenne de la saison : 21142 (2nd derrière Marseille). Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Angers (2-0).
1991-1992 : l'année la plus noire de l'ère Aulas.
L'OL
ne sauve sa tête en D1 que pour 2 petits points, terminant à une peu
glorieuse 16ème place. En Coupe de France, Lyon est sorti dès le
premier tour par un club de D2 (Istres). Enfin, l'OL renoue avec la
Coupe d'Europe, mais de manière bien éphémère.
En effet, Le club va s’incliner deux fois face aux Turcs de
Trabzonspor, en encaissant 8 buts, dont 4 à Gerland, transformé ce jour
là en banlieue turque tant leur affluence était importante.
L'effectif : Fugier, N'gotty, Fernandez Leal, Bouderbala, Rousset,
Genesio, Billong, Bouafia, Debrosse, Bursac, Garde, Masson, Lassagne,
Roche, Bré, Knapp, Deplace, Ben Mabrouk, Pfannkuch, Breton, Bes,
Rivenet, Chavrondier, Cabanas, Barret, Anselmini
Buteurs : Bouderbala (6) - Bouafia (5). Championnat : 16ème sur 20. Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Istres (1-1, 4-3 aux penalties pour Istres). Coupe d'Europe : Éliminé en 1/16 de finale par Trabzonspor 3-4 à Gerland, puis 4-1 à Trabzonspor.
1992-1993 : l'irrégularité...
Malgré un très léger mieux en championnat, les Lyonnais ne parviennent
pas à se montrer régulier. Si la première partie de championnat est
encourageante (14 matchs sans défaite), la deuxième partie du
championnat sera ratée…L’OL se maintient juste en se classent 14ème.
En Coupe de France, l’élimination au premier tour à Pont St Esprit, club de 3ème division, est une nouvelle désillusion.
L'effectif : Fugier, N'gotty, Fernandez Leal, Rousset, Genesio,
Billong, Debrosse, Garde, Masson, Deplace, Gava, Maurice, Debbah,
Delamontagne, Rivenet, Abou, Ferri, Flachez, Péan, Moulin, Colacicco,
Bardon, Breton, Bes, Chavrondier, Anselmini.
Buteurs : Garde (9) - Gava (8). Championnat : 14ème sur 20. Coupe de France : Éliminé en 1/32 de finale par Pont Saint Esprit (1-0).
Entraîneur : Jean Tigana de 1993 à 1995
1993-1994 : arrivées de stars
Cette
année là, le Président Aulas réalise l'un des plus beaux recrutements
de l'histoire du club. Avec l'arrivée de Jean Tigana au poste
d'entraîneur, ce sont 3 stars marseillaises qui débarquent sur les
rives du Rhône : Abedi Pelé, qui ne donnera finalement pas satisfaction
et quittera l'OL en fin de saison, Pascal Olmeta et Manuel Amoros.
L'OL s'améliore d'année en année. Après une saison en demi-teinte, le
club lyonnais se hisse à la 8ème place, dans la première partie du
classement. L'équipe rate malheureusement de peu une qualification
européenne tant espérée. En Coupe de France, malgré un léger mieux, le
club tombe encore face à une équipe inférieure sur le papier : Laval
(D2).
Enfin, cette saison, le meilleur buteur du club a 20 ans, il a pour nom
Florian Maurice. Encore presque inconnu, il marque cette année 7 buts,
et sera l'un des artisans principaux de l'exceptionnelle saison à
venir.
L'effectif : Olmeta, N'gotty, Amoros, Billong, Debrosse, Roy, Laville,
Deplace, Gava, Maurice, Debbah, Delamontagne, Rivenet, Abou, Flachez,
Pelé, Moulin, Colacicco, Breton, Bes, Chavrondier, Anselmini, Roche,
Marcelo.
Buteurs : Maurice (7) - Debbah (5). Championnat : 8ème sur 20. Coupe de France : Éliminé en 1/16 de finale par Laval (1-1 ; 3-1 aux penalties).
1994-1995 : un bien bon championnat !
Cette saison correspond à l'apogée d'un certain nombre de joueurs au
sein de l'effectif lyonnais. Parmi ceux formés au Club, N'Gotty et
Maurice explosent, de même que Deplace ou Laville, qui réalisent une de
leurs meilleures saisons. Enfin, avec Roy, Amoros et Gava, l'OL compte
dans ses rangs de nombreux éléments de talents, qui, additionnés à la
fougue et à l'envie de vaincre véhiculées par Pascal Olmeta font de
cette équipe une des plus belles de l'histoire de l'Olympique Lyonnais.
Seule l’équipe d'Angers viendra s'imposer à Gerland (3-1 en 1/16 de
finale de la Coupe de France). Mais l'OL réalisera cette saison son
meilleur parcours en Championnat, terminant 2ème après avoir rêvé de
pouvoir lutter jusqu'au bout pour le titre avec le FC Nantes.
Tigana venait de laisser, quelques années après sa première empreinte
en tant que joueur, une empreinte indélébile dans le cœur de tous les
supporters lyonnais. Malheureusement, il partira pour Monaco, et avec
lui, N'Gotty posera ses valises à Paris, et Amoros retournera à
Marseille en D2. L'OL parvient cependant &a
Capacité, chiffres et dates importantes de Gerland
40 494 places utilisables pour un match de football, des taux de
remplissage de 96,11% en Ligue 1 et 100% en Champions League lors de la
saison 2005/2006, 265 places handicapés, 10 jardiniers et les grandes
dates : Gerland en chiffres et en dates.
Capacité du stade et taux de remplissage
La capacité déclarée du stade en Préfecture est de 41 044 places. 40 494 sont utilisables pour un match de football. Lorsque les supporters adverses sont placés en tribune Jean Bouin, la capacité du stade est de 40 355 places. 39 821 places sont alors commercialisables aux supporters lyonnais.
Lorsque les supporters adverses sont placés en Virage Sud, la capacité du stade est de 39 514 places. 37 061 places sont alors commercialisables aux supporters lyonnais.
Pour la saison 2005/2006, le taux de remplissage réel, hors secteur visiteurs, est de 96,11% en Ligue 1 et de 100% en Champions League avec 14 matchs à guichets fermés toutes compétitions confondues.
Le stade Gerland c'est aussi... - 12 employés municipaux à l'exploitation - 10 jardiniers - 2 tondeuses - une pelouse en ray gras très homogène de 7140 m² tondue entre 25 et 28 mm. - 4 pylônes d'éclairage de 45 m de hauteur comptant chacun 216 lampes de 1800 watts. - 28 caméras de télésurveillance - 168 places Presse - 265 places handicapés - 1260 places "Prestige" dont 400 sièges "Club des cents" et 550 "Club prestige" - On recense également 310 sièges au sein du cercle Jean Bouin - Le stade de Gerland, c'est aussi 39000 places réparties dans les 4
tribunes (Jean Jaurès, Jean Bouin et les Virages Nord et Sud) Le coût total des travaux de réaménagement du stade de Gerland
s'élevait à 32 655 000 €, répartis entre la ville de Lyon pour 54 %,
l'Etat 13%, la communauté urbaine de Lyon 12%, le département 12%, la
région 9%. Les grandes heures de Gerland... Mai 1926 : Inauguration du stade 1942 : La piste d'athlétisme est entièrement refaite à l'occasion d'un meeting entre la France et la Suisse 27 Août 1950 : Premier match de l'Olympique lyonnais alors en Division 2 face au CA de paris (3-0) 1954 : Un rapport sur le stade est édifié faisant part d'un
accroissement de la fréquentation du stade, un projet d'agrandissement
et de couverture des tribunes est alors mis en place 1957 : A l'occasion d'un match OL/St Etienne le club demande une autorisation pour construire une tribune de bois de 2000 places 14 Janvier 1959 : Premier match de Coupe d'Europe (Coupe des Villes de
Foire) de l'Olympique Lyonnais. Match retour face à l'Inter de Milan
(1-1) 1961 : Projet de stade de 85 000 places si la ville accueille les Jeux Olympiques. Suppression du vélodrome 17 Octobre 1967 : Première rencontre de l'Equipe de France à Gerland. Match perdu 3 buts à 1 face à l'Espagne 9 Septembre 1980 : Plus grosse affluence du stade de gerland lors du derby Lyon - St Etienne avec 48 552 spectateurs 1984 : Le stade de Gerland accueille deux matchs de l'Euro, Danemark - Yougoslavie et Danemark - Espagne 1986 : Finale de la Coupe des Coupes, Dynamo Kiev 3 - Atletico Madrid 0 14 Octobre 1994 : Lyon est officiellement désigné pour accueillir la Coupe du Monde 98 par le premier ministre Juillet 96 : Début des travaux de rénovation du stade Gerland dans sa configuration actuelle Juillet 97 : Tournoi de France 7 Avril 1998 : Inauguration du stade Juin - Juillet 98 : Coupe du monde 98. Huit matchs dont France Danemark (2-1)
Plan D'acces
Plusieurs possibilités vous permettent d’accéder à Gerland :
1/ En véhicule
- Du centre de Lyon, vous pouvez accéder à Gerland : A l'ouest, par le Pont Pasteur A l'est, par le boulevard périphérique sud sortie "Gerland" Au nord, par la place Jean Macé puis l’avenue Jean Jaurès - A partir de l'autoroute A6 : Emprunter la rocade Est puis le boulevard périphérique Sud, enfin prendre la sortie "Gerland" - A partir de l'autoroute A43 : Emprunter le boulevard périphérique sud, sortie "Gerland" - A partir de l'autoroute A47 : Sortie Lyon Centre Pont Pasteur. Pensez au parking Surville, 2000 places gratuites et surveillées – accès par la route de Vienne
2/ Avec le réseau TCL
- Depuis la gare SNCF Perrache Prendre le Tramway T2 en direction de St Priest Bel Air Descendre à l'arrêt : "Jean Macé" Correspondance par le Métro ligne B en direction du Stade de Gerland Descendre au terminus : "Stade de Gerland" - Depuis la gare SNCF Perrache Rejoindre à pied l'arrêt Perrache Prendre le Bus 96 en direction de Jean Macé Descendre au terminus: "Stade de Gerland" - Depuis la gare SNCF de Part-Dieu Prendre le Métro ligne B en direction du Stade de Gerland Descendre au terminus : "Stade de Gerland" - Pensez également aux parcs relais TCL :
Laurent Bonnevay (en correspondance avec la ligne A du Métro)
Gare de Vaise et Gare de Vénissieux (en correspondance avec la ligne D du Métro)
L'histoire de Gerland
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Propriété de la commune, le stade de Gerland est utilisé par
l'Olympique Lyonnais depuis 1950. Mais si le stade a accueilli l'OL
après la guerre, il a eu une activité intense au début du siècle et
dans l'entre deux guerres. Voici son histoire... Le projet d'édifier un stade dans la ville de Lyon a vu le jour grâce à la volonté du maire d'alors, Edouard Herriot. Il a ainsi mandaté au début des années 10', l'architecte Tony Garnier afin
de créer un espace sportif dans la perspective de l'exposition
internationale de 1914, permettant ainsi d'inclure une section sport et
éducation physique au projet préalablement défini. Bien entendu le stade des années 20' ne ressemblait guère à l'antre
sublime que nous connaissons aujourd'hui. Tony Garnier avait choisi
d'élaborer un stade omnisports doté d'une piste d'athlétisme et d'un
vélodrome. En 1926, le stade est inauguré par Edouard Herriot. C'est un stade typiquement antique qui s'inspire des stades romains
avec cette grande galerie circulaire posée sur un talus végétal. Les
quatre portes immenses établies par Tony Garnier ont été classées
monuments historiques en 1967.
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Dès 1950, l'Olympique Lyonnais prend ses quartiers au stade de Gerland
et peu à peu le football prend le pas sur les autres sports. Même si plusieurs projets ont développé année après année le stade, la
mairie avait envisagé d'accueillir les jeux olympiques et pour ce
faire, de construire un stade de 85 000 places...Hélàs le projet
n'aboutira pas, mais le vélodrome sera quand même détruit au début des
années 60 après avoir glorieusement accueilli quelques arrivées du Tour
de France. Mais c'est au début des années 80' que le stade Gerland, avec la
perspective de l'Euro 84, va se transformer grâce notamment au
rapprochement des tribunes Jean Jaurès et Jean Bouin près de la
pelouse. Dès lors, les grillages ont été supprimés et remplacés par un
fossé rendant le stade beaucoup plus convivial. René Gagis fut
l'architecte qui opéra ces modifications. Puis le mondial 1998 et surtout l'architecte Albert Constantin,
ont fait du stade Gerland un stade moderne doté de deux virages
rapprochés et couverts d'une structure métallo textile de 4300m² chacun. 28 loges équipées ont vu le jour grâce à la création d'un étage
complet. Le stade dans sa configuration actuelle est doté de sièges
dans chacune des quatre tribunes garantissant le confort des 40 494
spectateurs que peut accueillir aujourd'hui le stade de gerland.
Relève le défi !
100% FUN L'OL TOUR est un événement festif, fédérateur, convivial pour les petits et les grands.
100% FOOT L'OL TOUR respecte les valeurs populaires et
d'ouverture de ce sport : Animations de football gratuites, outil
d'insertion sociale pour certaines communes.
100% OL L'OL TOUR permet à l'OL de se rapprocher de ses supporters en proposant un rendez-vous original à domicile.
L'OL Tour mais kesquesait ?
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Mais plus précisément...
Depuis 1998, l'Olympique Lyonnais organise une tournée récréative pour les supporters de la région Rhône-Alpes.
Résolument positive, cette animation entièrement gratuite est basée sur les valeurs de la jeunesse et du sport urbain.
Grâce à son identité visuelle percutante et décalée, l'OL TOUR demeure
une animation originale et inoubliable pour tous les supporters. C'est
ainsi que depuis prés d'une dizaine d'année cet événement est ancré
dans le quotidien des Rhônalpins.
4 Modèles sont organisés :

- L'étape annuelle : Après des vacances bien méritées les supporters peuvent replonger
dans la frénésie en retrouvant l'OL TOUR dés la rentrée de septembre
place Bellecour à Lyon.
Sur la plus grande place Française, près de 2000 m² d'animations
attendent les petits et les grands.
Le village partenaires propose des animations parallèles avec de
nombreux lots de prestiges à gagner. A coup sûr la saison est lancée !!!
- Les étapes ponctuelles : Tout au long de la saison, les communes, les centres commerciaux ou
les diverses associations qui souhaitent proposer une animation unique
peuvent accueillir une étape de l'OL TOUR. C'est ainsi que près de 10
étapes sont organisées chaque année sur l'ensemble de la région.
Véritable animation de proximité, l'OL TOUR est utilisé alors pour ses vertus sociales.
Pour accueillir l'OL TOUR ? : oltour@olympiquelyonnais.com
- Winter Tour
Du foot à la neige, quoi de plus original ? L'OL c'est aussi les
loisirs et la fête. Pour cela, il était normal de s'associer avec les
stations de ski pour partager avec les vacanciers des moments forts et
sympathiques.
Issus de la France entière, c'était également l'occasion de proposer
aux touristes de partager leur passion dans le meilleur esprit
Fair-Play.
Enfin, les montagnards sont là !! De plus en plus nombreux au stade de
Gerland, il était normal que l'OL vienne remercier les Alpins de leur
soutien.
L'OL kids tour
Certains hôtes privilégient les tous petits. A cet effet, l'OL TOUR a
décliné en collaboration avec notre centre de formation, des animations
adaptées aux enfants. Basées sur les principes fondamentaux du
football, les animations permettent aux plus jeunes d'utiliser leurs
réelles capacités. Ce concept est bien sûr ouvert aux étapes
ponctuelles Pour plus de renseignement sur l'OL TOUR : oltour@olympiquelyonnais.com
Pour tout savoir sur les prochaines étapes, plusieurs solutions :
- Radio Scoop, la radio de l'OL TOUR vous dira tout sur les prochaines étapes. - OL TV accompagnera également l'OL TOUR et vous informera sur les échéances - Lire le PROGRES et le DAUPHINE dont les pages sports proposeront avant les étapes un encart informatif Plus d'excuse pour louper une étape ! Alors à bientôt sur l'OL TOUR!!

La saison 2007/2008
Foire Internationale de Lyon C. C E. Leclerc Genay Place de la Libération à Décines Carrefour Vénissieux La place Bellecour Le parc de Lacroix Laval
Les ateliers OL Tour
Le tir de précision Visez les lucarnes pour obtenir le plus grand nombre de points et montrer que vous êtes un véritable tireur d'élte.

Les jongles Réalisez le maximum de jongle en une minute tout en restant dans le
périmétre. Ne levez pas trop votre ballon pour ne pas perdre de temps.

La speed cage Mesurez votre vitesse de frappe grâce au radar qui se trouve dérriére la cage.

Le parcours technique Montrez votre capacité à slalomer entre vos adversaires dans un
parcours chronométré,mais attention ne vous précipitez pas trop sous
peine de faire tomber les quilles!

Le Gardien de but Plonge comme Grégory COUPET afin de stopper le maximum de ballon.

Reprise de volée Effectuer 3 gestes accrobatiques en étant le plus précis possible.

Le Football Club Challenge
Une fois par mois vous pourrez retrouver dans certains centres
commerciaux de la région Lyonnaise une étape de l'OL TOUR accompagnée
du Football Club Challenge.
Mode d'emploi
Le Football Club Challenge est un tournoi organisé sur le jeu FIFA 08
et la console XBOX 360. Le tournoi se déroule en 8 sessions de 10H à
18H à élimination directe.
Chaque session rassemble 32 participants. Compte tenu du nombre de
personnes à traiter, une préinscription est alors possible sur Internet
pour 32 personnes pour chaque session (attention clôture des
pré-inscriptions 14H la veille de la date du tournoi). Il est possible
de participer directement sur place en se présentant 1heure avant
chaque session avant pour obtenir le précieux sésame.
Pour s'inscrire et pour obtenir toutes les modalités pratiques cliquez ici :Football Club Challenge
En fin d'après midi les phases finales détermineront les deux
finalistes qui auront le droit de venir s'affronter en direct sur les
écrans géants du stade de Gerland lors de la rencontre suivante de
l'Olympique Lyonnais
Et ce n'est pas tout !! Il sera également qualifié pour la grande super
finale qui aura lieu le jour du match OL/NANCY le 10 mai 2008.
L'OL et BILLEL champions de France du Football Club Challenge
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Palmarès :
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Championnat de L1
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Championnat de L2
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Saison 2001-2002 Saison 2002-2003 Saison 2003-2004 Saison 2004-2005 Saison 2005-2006 Saison 2006-2007
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Saison 1950-1951 Saison 1955-1956 Saison 1988-1989
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Coupe de France
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Coupe de la Ligue
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Saison 1963-1964 Saison 1966-1967 Saison 1972-1973
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Saison 2000-2001
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Trophée des champions
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Challenge de France
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Saison 2001-2002 Saison 2002-2003 Saison 2003-2004 Saison 2004-2005 Saison 2005-2006 Saison 2006-2007
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Saison 1972-1973
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Fondation : 03.08.1950 Statut : SASP Couleurs : Rouge et bleu Siège : 350 avenue Jean Jaures 69007 Lyon Téléphone/Fax : 39 69 / 04 78 72 03 99 Stade : Gerland (42000 places) Président : Jean-Michel AULAS Entraîneur : Alain PERRIN Email :
OL@olympiquelyonnais.com
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Bulletin : Le Journal du match (Par Lyon Capital) Site officiel : http://www.olweb.fr/
Palmarès
Championnat de L1 : Championnat de L2 :
Saison 2001-2002 Saison 1950-1951 Saison 2002-2003 Saison 1955-1956 Saison 2003-2004 Saison 1988-1989 Saison 2004-2005 Saison 2005-2006 Saison 2006-2007
Coupe de France : Coupe de la Ligue :
Saison 1963-1964 Saison 2000-2001 Saison 1966-1967 Saison 1972-1973
Trophée des champions : |
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Saison 2001-2002 Saison 2002-2003 Saison 2003-2004 Saison 2004-2005 Saison 2005-2006 Saison 2006-2007
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Maillots
Maillot HOME Maillot AWAY Maillot EUROPE

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